Monde Fantastique
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 Découverte d'une nouvelle Terre [Auto Shayan] Voir le sujet suivant
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Nïïko
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MessagePosté le: 31 Mai 2008 à 17:05    Sujet du message:  Découverte d'une nouvelle Terre [Auto Shayan] Répondre en citantRevenir en haut

Nïïko venait de sortir de ce qui s'apparentait le plus à une taverne, elle en avait franchit les portes et se trouvait de nouveau dans cette rue sombre et sans couleur. Il faisait toujours nuit et la pluie tombait encore. Le peu qu'elle avait réussi à sécher allait être rapidement humide de nouveau mais qu'importe ... Elle n'était visiblement pas la bienvenue dans ce lieu alors pourquoi s'y attarder ?...
Maintenant qu'elle était là, quelle route prendre ? Peut importe le côté, tout paraissait sombre et sans vie ici. Personne dans les rues... En apparence du moins...

Après quelques secondes, elle se décida enfin et se dirigea vers l'Est. Ainsi, elle s'enfonçait un peu plus dans la ville. Elle savait qu'elle n'était pas ici par hasard alors, il lui fallait apprendre à connaître ce lieu sans le renier. Que ça lui plaise ou non n'avait pas d'importance, elle n'avait pas le choix.

Elle n'avait de cesse de repenser à ce combat, interrompu. Elle n'en connaissait pas l'issue et cela la perturbait au plus haut point. Elle aurait tant aimé savoir si ce peuple avait été sauvé et si sa mission avait été accomplie. Elle pensait que oui puisqu'elle était toujours en vie mais comment en être certaine ?

Ses longs cheveux roux se plaquaient sur son visage, allourdis par la pluie. Elle était fatiguée mais ne voulait pas s'arrêter de marcher. Pas avant de savoir où elle se trouvait... Et autour d'elle, toujours personne, pas âme qui vive pour la renseigner... Et voilà qu'elle arrivait à un nouveau croisement. Un nouveau choix à faire, une autre destination à choisir. Elle soupira, lasse et se décida pour la route de gauche cette fois. Dans les petites habitations, de rares étincelles semblaient briller mais visiblement, à cette heure, tout le monde dormait. Nïïko trouva cela bien triste mais cependant, elle ne voyait le danger nulle part alors pourquoi était-elle ici ? Cette ville était on ne peut plus calme alors pourquoi aurait-on besoin d'elle ? Elle ne comprenait pas et ce monde commençait à la répugner.

Non loin de là, des bâtiments plus hauts que les autres trônaient. Intriguée de cette différence, la jeune guerrière s'avança. Elle dût franchir une grille ouverte pour distinguer le bâtiment. Ce dernier formait un U et semblait être important. Enfin, elle aperçut des écritaux au-dessus des portes sur lesquels le nom de ces lieux était indiqués. Elle eut du mal à comprendre car la langue employée n'était pas la sienne mais, en tant que guerrière celeste, elle avait une grande faculté d'adaptation. Elle se devait en effet de comprendre et parler la langue du pays qu'elle devait sauver. Après quelques minutes de concentration donc, elle réussit à déchiffrer ces pancartes. A droite, se trouvait le musée, à gauche la bibliothèque et en face, la mairie...
Elle était à peu près sûre de trouver des renseignements en ces lieux mais, par lequel commencer ?
Elle opta pour la bibliothèque. Les livres sont toujours source de connaissance et de savoir et ils l'aideraient probablement à savoir où elle a mit les pieds.

Elle s'approcha de la porte et poussa mais ... en vain ! Celle-ci resta désespérément fermée. Probablement était-il trop tard... Lasse de marcher et de chercher en vain, Heavenly fit demi-tour pour aller s'asseoir sur les escaliers juste devant la mairie. Elle enroula ses genoux de ses bras et posa la tête sur ces derniers.
Alors qu'elle commençait à somnoler, elle crut entendre des pas non loin. Elle ne bougea pas, faignant de n'avoir rien entendu et attendit que le responsable approche....

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Anikeï
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MessagePosté le: 04 Juin 2008 à 19:02    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

J'étais arrivé dans ce lieu étrange par la forêt, où j'avais croisé déjà une guerrière et un jeune homme. Je les y ai laissés, désireux de voir un peu dans quel endroit le Destin m'a mené.
Les rues sont désertes. Au loin, le pas cadencé d'une troupe de gendarmes peut-être. Des écriteaux mentionnent un couvre-feu à l'entrée de la ville. Ce ne serait peut-être pas sérieux de se faire prendre à peine arrivé. Surtout qu'on ne sait pas ce qui se cache derrière ces murs en apparence paisibles. Mais avec l'Epée du Monde et le Destin pour compagnons, je peux m'enorgueillir d'une assurance qui n'est pas feinte.
J'arrive au centre d'une vaste place. La majeure partie de celle-ci est fermée par de hauts murs. Je m'approche de la grille ouverte qui y mène. Des écriteaux indiquent un musée, une bibliothèque, la mairie. Autrement dit, le coeur de Samroun. Les bâtiments sont ancienx, stylés, imposants, loin de la froideur bétonnée des immeubles staliniens de la préfecture où j'allais au lycée. Mais le plus curieux, c'est une femme assise sur les marches de la bibliothèque, immobile, ses longs cheveux roux frôlant le sol. J'hésite un moment. Les lames aux côtés de la femme sont loin d'être engageantes. Mais n'ai-je pas moi-même une épée au dos et des sais à la ceinture ? Je n'ai pas l'habitude de craindre quelque chose, et la meilleure façon de devancer un danger est d'aller au-devant de lui. Je m'avance donc.
Pendant un moment, la femme ignore le claquement de mes bottes sur les pavés saillants. Mais comment aurait-elle pu ne pas les entendre, puisqu'ils sont les seuls bruits à résonner dans la rue ? Je m'arrête à quelques pas d'elle - prudence tout de même - et je rejette mes cheveux de lait en arrière, dévoilant sans complexe mes yeux vairons et ma cicatrice. Sans mot dire, j'attends une réaction.

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Shad
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MessagePosté le: 04 Juin 2008 à 21:05    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Sous la pluie, le moteur de la japonaise vrombissait bruyamment. La poursuite avec les flics n’était visiblement pas finie. Les képis n’avaient sûrement pas apprécié le 220 devant leur nez sur la grande autoroute empruntée par la puissante Yamaha, qui filait maintenant vers la ville dans un boucan mélodieux pour les amateurs de cylindrées.

Derrière, les sirènes hurlaient à tout rompre, et les voitures filaient. Des modèles sportifs, curieux chez les poulets. Mais après tout, pourquoi pas ? Qu’ils viennent… Shad était partant pour une petite course. Un coup de poignet, et la japonaise prit une violente accélération. La barrière du 250 allait être allégrement franchie… Bon Dieu, qqu’avait fait Black Coat au moteur ? En tout cas, ça bombardait un max ! Les flics semblaient rester derrière.
A cette allure, les portes de Samroun fûrent vite franchie, et la yamaha fila comme une bombe a travers les rues, le pilote manquant de se tuer à peu prés toutes les dix secondes. Un cinglé, qui était à présent pris en chasse par les képis de Samroun. Bah, qu’ils viennent !

La vitesse de la moto se réduisait considérablement. Difficile de tout donner en pleine ville, il fallait être logique. Pourtant, les flics, eux, ne cessaient d’augmenter l’allure. La connaissance de l’endroit ? Peut-être, oui. Dans un mouvement de défi, le pilote de la yamaha accélera vivement. Ce fût une grossière erreur. La police de la ville avait bloqué la rue dans laquelle il s’était engouffré, lui coupant toute avancée. Quant au demi tour… Ces chiens avait suivis Shad à la trace, lui empêchant toute retraite. C’était salement mal parti. A moins que…. Cette grille, là, sur la gauche ! Pas l’air très solide, tout ça ! Du moins le pilote enragé l’espère t’il, sinon il prendrait cher.
A pleine vitesse, il tenta donc de prendre le virage, espérant que la moto briserait les grilles de ce qui semblait être un immense bâtiment. Le bâtiment des administrations, à n’en pas douter. La moto tourna effectivement, mais Shad n’avait pas prit en compte le pavé rendu glissant par la pluie. Et ce fût sur le flanc que la bécane glissa dans une grande gerbe d’étincelles, défonçant les anciennes grilles de fer forgé au passage. Niveau discrétion, ce n’était pas terrible. La moto stoppa sa course lorsqu’elle percuta la fontaine centrale, dans un puissant vacarme. Péniblement, Shad se releva. Il semblait en bon état. La chance ? Pas vraiment. Son Ghost Overdrive, comprenez son fantôme rendu tangible et visible avait pourvu à la survie du jeune homme. Cet effort, cumulé à la fatigue du combat contre l’ogre catcheur avait vidé les réserves de Shad. C’était visible : son bras droit ne luisait pas vraiment.
Il laissa échapper un juron tandis que les flics approchaient. Il porta la main à son flingue, et sauta derrière la fontaine. S’éloignant à bonne distance, il tira un coup unique, qui vint faire exploser le réservoir d’essence de la moto, emportant les gardiens de la paix dans l’explosion. Mais les renforts semblaient approcher….

Shad fila donc en direction du premier bâtiment venu. Là, il trouverait sûrement….. Bon sang… Que foutait ce curieux vieux aux cheveux laiteux et cette nana à la tignasse rouge dans cet endroit, à cette heure là ? Et c’était quoi, ces fringues ? Carnaval ? Et ces armes ? Ils étaient quoi, ces types ? Bah.


- Dites voir, les bouffons, les flics se pointent, là. Vous leur faites un numéro de pitre avec vos costumes d’époque pendant que je me casse ?

Derrière l’impoli jeune homme, les silhouettes approchaient. Armées, excitées par la cavalcade et prêtes à en découdre. Et pas sûr qu’ils pensent que Shad ne venait pas de rejoindre ses complices…..

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Môman ?
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Macha
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MessagePosté le: 04 Juin 2008 à 22:39    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Macha tremblait alors qu’elle avait enfin quitté les cercles. L’atmosphère du lieu avait changé. Elle était étendue sur le sol dur et gravilloneux, simplement vêtue de la robe claire des condamnées. On pouvait encore y deviner les brûlures laissées par les flammes les plus vaillantes dans un temps bien lointain.

La sorcière prit le temps de quelques respirations lentes et profondes pour retrouver son calme. Les sensations revenaient dans ses membres ainsi que la pesanteur de son corps qu’elle avait oubliée. Sa longue chevelure châtain recouvrait son dos et ses bras nus. Elle jeta un bref regard vers le ciel et vit Dubhar posé tranquillement sur le faîte d’un toit proche, identique à tout corbeau ordinaire. A croire qu’il en avait déjà rencontré.

En dépit de ses efforts, la jeune femme ne parvenait pas à retrouver sa concentration. Son esprit était encore brouillé par le souvenir des expériences passées dans les cercles, et elle avait besoin de temps pour s’accoutumer de nouveau au monde des vivants. Un monde qu’elle avait quitté, combien de temps cela faisait-il ? Un monde de menaces, où ses semblables s’étaient érigés en juges et bourreaux et où elle aurait du périr d’un châtiment atroce. A présent qu’elle risquait d’y être à nouveau confrontée, pourrait-elle pardonner ? Oublier ?

Macha pensait tout juste à explorer du regard l’endroit où l’avait amené le trou de lumière quand des bruits lui parurent soudain hurler à ses oreilles. Des ronflements terribles, des bruits de pas, et surtout des voix. Macha se recroquevilla sans y réfléchir. Elle qui avait toujours eu une situation dangereuse ne se sentait pas la force d’affronter tout de suite et à nouveau la cruauté de l’humain.

Quelques secondes seulement s’étaient écoulées depuis la brusque apparition de la sorcière d’autrefois. Si elle avait eu le temps d’observer autour d’elle, l’ancienne Rionnag aurait aperçu sur sa droite une silhouette assise sur des escaliers, et non loin, plusieurs autres personnes. Mais elles la découvriraient certainement avant que la nouvelle venue n’eut recouvré tous ses esprits.

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Nïïko
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MessagePosté le: 04 Juin 2008 à 23:44    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

N'ayant pas bouger de sa position de somnolence, la guerrière écoute. Les pas approchent puis se stoppent soudain. La curiosité à fleur de peau, elle lutte pour garder la position sans regarder qui est cette personne qui s'est approchée. Elle aimerait voir ce que cette dernière est prête à faire mais il ou elle ne fait rien. Nïïko se décide donc à relever la tête. Son regard se pose sur un étrange personnage. Il ne parait ni jeune ni vieux mais, ses cheveux blancs sont étonnants et lui donnent un effet mystérieux. Lui aussi est armé. Méfiante, comme toujours, les mains de la jeune femme se posent sur les poignées de ses armes mais, elle ne paraît en rien agressive.

Le silence entre les deux êtres commence à être pesant. Nïïko ne connait pas encore la langue parlée dans cette ville. Pour le moment, elle a seulement appris à lire leurs textes. Elle ne peut donc rien dire à cet homme au risque de ne pas être comprise !
Elle en aurait de toutes façons pas eu le temps. Non loin de là, dans les profondeurs de la ville, un bruit sourd et détonnant se fait entendre. Il se mèle au bruit de l'eau que le ciel ne cesse de dégorger. Nïïko ne connait pas ce bruit et elle pense soudain que le tonerre gronde étrangement dans ce monde !
Mais, elle n'a le temps de se poser plus de question que la chose visiblement responsable de tout ce bruit déboule sous ses yeux. Un homme se tient sur l'objet du bruit. Lui aussi a les cheveux blancs. Une idée fafelue traverse l'esprit de la guerrière : peut-être est-elle tombée dans un monde où le blanc est la couleur de dominance pour les cheveux. Elle s'inquièta alors de sa différence. Sa chevelure aux couleurs du feu allait sûrement perturber ! Mais ... alors qu'une de ses mèches passe devant son visage, elle se souvient que les couleurs n'habitent plus ce monde ! Ainsi donc, elle ne dépareillera pas tant que cela !

Elle observe plus avant le nouvel arrivant. Il a l'air hargneux et fit soudain exploser l'objet vrombissant. Nïïko tourna la tête, sobrement, sans précipitation. Tout semblait passé au dessus d'elle. Elle était une force tranquile qui ne bougeait que si cela était réellement nécessaire.

Le second homme s'avança alors vers Nïïko et l'homme à l'épée. Les paroles qu'il prononça furent d'abord un flot incompris pour la guerrière mais, elle se répéta plusieurs fois la phrase dans sa tête et elles prirent enfin du sens. Et ... celui-ci ne lui plu guère !

Les mains toujours sur le manche de ses armes, la jeune femme ressera l'étreinte avant de se lever tout en lenteur. Elle se s'approcha du nouveau venu et une fois suffisement proche de lui, elle se mit en position de combat, lui mettant la lame juste sous le cou...

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Elle voulait rétorquer mais, elle manquait de vocabulaire dans cette langue. Elle se décida donc à utilisé le même langage que celui qu'elle considérait comme un agresseur...


- C'est qui le bouffon maintenant ?!

Sa voix était nette et précise, sans faille ; tout comme le regard de la guerrière qui se plongeait dans celui de l'homme.

Alors qu'elle attendait une réponse à sa contre-attaque, Nïïko entendit un léger bruit derrière elle, comme un bruissement de vêtements. Elle avait envie de tourner la tête pour voir d'où cela provenait mais elle ne le pouvait. Elle ne devait pas lacher du regard celui qu'elle tenait en joue. C'était une des règles du combat ! Ne jamais quitter son adversaire des yeux ...

Ses yeux restèrent donc plongés dans ceux du deuxième homme aux cheveux blancs mais son esprit vagabondait alentour, allant du bruissement à l'homme à l'épée...

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Anikeï
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MessagePosté le: 07 Juin 2008 à 14:38    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

La jeune femme croise mon regard, plus hésitante que belliqueuse. Ses lèvres s'entrouvrent sur des paroles qu'elle garde, sans doute parce qu'elle ignore quelle langue parler. Je ne sais pas moi-même dans quel idiome débuter la conversation. Le kazakh, ma langue maternelle ? Le russe ? L'anglais ?
J'entends soudain un bruit d'explosion proche, le rugissement rouge de flammes consummant l'essence. Puis des cris, une cavalcade, et l'arrivée d'un jeune homme apparemment albinos comme moi, habillé d'un long manteau, une cicatrice bleue sur la main et des volutes d'une singulière brume s'estompant derrière lui.
Les premiers mots qu'il adresse à la femme et à moi-même sont en français, mais sont loin de me plaire. La moutarde me monte au nez avec la furie d'un ouragan. Qui est-il, ce gosse en cavale, pour parler ainsi ? Son arrogance m'est immédiatement antipathique et je brûle de lui faire la leçon. D'ailleurs, la guerrière bondit sur ses pieds et pique la pointe de son épée dans la gorge de l'homme. Je me poste moi-même face à lui, plantant mes yeux vairons dans les siens, les poings sur les hanches. Dévoilant ainsi mes sais, montrant ostensiblement à l'importun qu'il a intérêt à s'excuser et à la femme que je lui viendrait en aide s'il a le culot de dégainer.


- Retirez vos paroles, ou les miroirs vous renverrons à jamais l'image de la leçon de politesse que je vais vous infliger !

Je lui crache ça au visage comme la pire des injures. Je suis prêt à en découdre, même si je me doute bien que le garçon n'est pas entièrement humain. Il n'y a qu'à voir sa cicatrice et les lambeaux de brume qui s'estompent et qui ne sont pas naturels.
Soudain, il y a un bruit sourd de chute, que je perçois malgré le bruit violent de la cavalcade. N'étant pas dans une position aussi délicate que la femme, je me permets de glisser un oeil dans cette direction. Je retiens un hoquet de surprise. Dans un poudroiement de lumière, aussi bref que surprenant, une femme s'effondre dans l'ombre, apparemment affolée à notre vue et à entendre le vacarme épouvantable dans la place non loin.
Près de la grille, les silhouettes mouvantes de ce que je suppose être une sorte de milice se découpent. J'ai l'impression que l'Epée du Monde frémit à l'odeur du combat inéluctable qui s'apprête, à moins que l'appel du sang me prenne à mon tour.


- Ils sont là !

Les silhouettes, comme il est aisé de s'en douter, ne sont pas longues à nous voir. Elles se ruent dans la cour des bâtiments - un beau cul de sac, hélas. Il y a un moment de flottement, pendant lequel les gendarmes semblent se demander si la guerrière et moi sommes de leur côté ou non. Jusqu'au moment où un homme lève un pistolet. Impossible de savoir s'il vise la guerrière ou l'imprudent gavroche, mais mon goût du combat et les réflexes prennent le pas sur le reste. Avant que l'homme n'appuie sur la gâchette, je lance un des sais glissés à ma ceinture. Je fais mouche : l'arme lui traverse la gorge de part en part. A vrai dire, j'aurais pu ne rien faire : ne suis-je pas humain ? Mais la mauvaise humeur et la stupide bravade du gosse ont refoulé loin toute tentative de diplomatie.
Les gendarmes furieux se ruent sur nous.
J'ai juste le temps de voir que la jeune femme venue dans la lumière n'a pas été vue.
Je dégaine l'Epée du Monde et une dague - ce n'est pas le moment de montrer à de simples humains de quoi je suis capable.
Et l'incendie teinte de rouge la cour...

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Shad
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MessagePosté le: 09 Juin 2008 à 9:40    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

La beauté aux cheveux écarlates avait du caractère. Un sale caractère, pour être tout à fait franc. A peine Shad eut il terminé sa tirade qu'elle se présenta devant lui, lui faisant faire connaissance avec une jolie quantité d'acier sévèrement éffilé. La réplique de la demoiselle se voulut cinglante, mais l'homme se contenta de lui offrir un visage fermé et dédaigneux au possible. Aprés tout, il connaissait bien les menaces armées et ce n'était pas la première qu'il essuyait. Lorsque vous vivez dans une ville pourrie par le grand banditisme, la délinquance à grande échelle et les combats à mort illégaux, tout prend un sens légèrement désuet. Curieusement, il ne doutait pas que la demoiselle soit tout à fait sérieuse. Son regard ne flanchait absolument pas, la prise sur la poignée de sa lourde épée était assurée et franche. Sûrement avait elle déjà tué. Shad plongea son regard bleu azur dans celui de la jeune femme, lui adressant un sourire en coin hautain avantde passer rapidement la main au niveau de ses reins, sous son manteau. Il en tira vivement sa puissante arme à feu au canon double, qu'il pointa sans hésiter sur le front de la guerrière, repoussant le cran de sécurité directement, dans un déclic sonore qui sembla puissant malgré le vacarme.

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Son sourire se perdit, et son regard indiqua clairement qu'il n'hésiterait pas à presser la détente, femme où pas.

- T'as raison, poupée. C'est qui la bouffone, maintenant ?

Il ne cilla pas. Ce fût un véritable duel psychologique qui s'engageat entre eux, prêts l'un et l'autre à tuer. Cet incroyable moment de romantisme fût interrompu par le troisième larron, qui se senti obligé de faire comprendre que lui aussi n'avait pas aimé les propos acerbes de Shad. Mains sur les hanches, armes apparentes, il cracha sa phrase comme si elle était une véritable insulte. Shad, sans quitter une seconde son opposante des yeux, afficha à nouveau cet horripilant sourire en coin. Sa voix monta à nouveau dans l'air.La colère y était palpable, mais le garçon se retenait d'exploser. Il n'allait certainement pas laisser deux guignols lui marcher sur les pieds, même si il était conscient qu'il serait stupide de les pousser à bout. Shad avait usé de son ghost overdrive pour éviter de finir incrusté entre les pavés, et cela lui avait coûté. Il ne lui restait que trés peu de force, et sa capacité à utiliser les pouvoirs de sa main droite était clairement nulle, comme en témoignait la cicatrice, qui semblait sur le point de saigner, comme à chaque fois qu'il abusait trop. Et pour le moment, il ne savait pas se servir de la puissante épée qui ornait son dos, alors que ses adversaires semblaient, eux, bretteurs aguerris.
Mais c'était dans la nature du jeune homme : avoir le dernier mot, quoi qu'il puisse lui en coûter.


- Remballe tes phrases grandioses, papy. Où je te refais la facade façon Picasso, comme ça tu aura matière à mater les miroirs.

Alors que Shad s'attendait à devoir entendre le vieillard palabrer, celui çi sembla attiré par un bruit. Le jeune homme, ne pouvant quitter les yeux de la jolie jeune femme, ne pût s'attarder sur le sujet plus longtemps. Apparement, il y avait un nouvel élément dans cette scène qui ne manquait pas de piquant. Derrière l'homme à la main cicatrisée, le feu s'était propagé rapidement. Peut-être un morceau enflammé de la yamaha avait il volé dans l'une de ces fenêtres, mettant le feu à l'interieur de la pièce dans laquelle il s'écrasa. Quoi qu'il en fût, le bâtiment commençait à brûler grandement, les flammes s'échappant des fenêtres du premier étage léchant la facade de vieille pierre. La chaleur montait, la tension aussi. Et les ennuis continuaient.
Un rapide cri signala que les flics les avaient repérés. Et fût le nombre de sirènes qui rugissaient dans la nuit mordue par l'orangé des flammes, les képis étaient arrivés en nombre. Merde.


Une arme de jet fendit l'air depuis la main du vieux aux cheveux blancs. Un gargouillis et la cible s'éffondra. Joli lancer, à n'en pas douter. Mais une mauvaise idée. Les flics, qui hésitaient quant à la nature des relations entre Shad et les autres n'ont plus de doute, au vu de ce geste : ils sont complices, armés et dangereux. C'est ce que hurle en tout cas celui qui semble être le chef lors de sa demande de renforts, qui ne tarderont pas à arriver. Il est donc temps d'agir.
Les yeux de Shad semblent pris entre le rire et le sérieux, mais sa voix, lorsqu'elle finit par d'adresser à la jeune femme, est on ne peut plus sérieuse et dure
.

- On remets ça juste aprés, poupée.

Elle n'a pas le temps de répliquer. Shad, dans un large mouvement, fait volte face, canons de son colt pointés sur les policiers qui s'amassent. Dans le silence tout relatif de cette nuit agitée, deux puissantes détonations résonnent. Les balles tirées par Shad fendent l'air, et surtout le réservoir de l'une des voitures de patrouille, qui explose violemment. Le souffle disperse quelques représentants de la loi, emportant aussi quelques autres voiture dans les flammes. Sûrement ne tarderont elle pas à exploser, elles aussi. Mais les compères -et la jeune femme que Shad aperçoit à présent- viennent de gagner un répit.
Un rapide coup d'oeil à ce cul de sac, et le fougeux garçon aperçoit ce qu'il considère comme une sortie : Une des fenêtres du rez de chaussée n'a pas encore craché de flammes.
C'est un coup à tenter....

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Anikeï
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MessagePosté le: 09 Juin 2008 à 14:13    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Le regard bref que me lance le gavroche après que j'aie lancé mon sai semble me dire que j'aurais peut-être pu me retenir. Je feins de l'ignorer - chose facile vu le spectacle mouvant et dangereux qui commence à se jouer -, sans prendre la peine de lui dire que sans moi, il n'aurait pas pu ajourner son duel pour cause de balle en pleine tête. A quoi bon ? pas de politesse, pas d'honneur.
Et le moment est mal choisi pour palabrer. J'assure ma prise sur l'Epée du Monde. Tu me prends peut-être pour un papy, morveux, mais l'ancêtre va t'apprendre à utiliser le cure-dents qui te sert d'arme. La lame miroitante de ma fidèle compagne fauche les deux têtes des imprudents gendarmes. Un autre braque son pistolet sur moi ; j'esquive au moment où son doigt appuie sur la détente et ma dague disparaît dans ses entrailles.
Un souffle d'enfer. Un bâtiment non loin, les annexes du musée peut-être, viennent de s'enflammer. Puis le feu gagne la toiture du musée tout proche. Seules quelques fenêtres du rez-de-chaussée s'ouvrent encore sur des ténèbres à peu près sûres.
Une voiture explose, éliminant à coup sûr ses occupants et quelques autres ennemis. Mais le cercle qui se resserre autour de nous est de mauvais augure, même si le bruyant joujou du gamin et les lames sifflantes de la guerrière, ainsi que ma ruisselante Epée tentent d'en briser la menaçante uniformité. Je comprends que la fuite n'aura rien de déshonnorant à ce moment, et mon regard se glisse vers les fenêtres du musée. Le gamin pense à la même chose. Le temps semble suspendu ; les pistolets crachent et fument, les épées étêtent. Je patauge dans le sang que je fais jaillir ; une balle mesquine m'entaille la joue. En pestant, j'embroche le malotru et deux de ses compagnons qui le suivaient de trop près.


- Cernez-les ! Désarmez-les mais ne les tuez pas !

Bon Dieu, il va vraiment falloir tourner casaque dans un moment : deux autres unités, sirènes hurlantes et gyrophares étincelants, se garent dans un crissement furieux, vomissant aussitôt un flot de képis armés.
Dans un coup de taille, j'abats un autre policier, me glissant vivement au sol pour récupérer mon sai planté dans la gorge du premier maladroit. Mon mouvement m'amène au plus près du satané garçon. C'est sûrement le plus épuisé de nous tous, mais c'est sûrtout parce que face à lui le chemin vers la fenêtre se dégage que je lui lance :


- Bouge tes fesses, gamin. Montre-nous si ton sprint est aussi bon que ta pétoire à deux coups !

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Macha
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MessagePosté le: 09 Juin 2008 à 19:02    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Les oreilles de Macha bourdonnaient douloureusement mais elle voyait distinctement, sans comprendre cependant la scène de combat qui se déroulait devant elle, observant les plus proches personnes qui déployaient une série d’armes incroyables comme la sorcière n’en avait jamais vues. Mais rapidement elle ne contempla plus que les flammes envahissant le bâtiment, d’abord lointaines et rougeoyantes, puis léchant les vitres comme des feux follets funestes. Avait-elle peur ? Le sentiment qui l’absorbait à présent en était un souvenir ancien et atténué. Elle fit un effort pour détacher son regard du brasier, et se tourna vers ce qui lui semblait être son unique secours.


- Dubhar, rijenôs-mïo.

Sa voix avait porté plus qu’elle ne l’aurait voulu, peut-être parce qu’il y avait dans cet appel des accents de détresse. Mais le vacarme autour l’avait pourtant couverte.

Dubahr était aussitôt venu se poser auprès de la sorcière qui, par nécessité, avait recouvré un semblant de concentration. Elle sentit peser sur sa poitrine les quatre pierres mais elle n’était pas en état de réfléchir à leur usage aussi cela ne la rassura pas. Elle s’appuya contre un mur pour se relever et s’y adossa de peur de chanceler sur ses jambes faibles. Cela pétaradait de partout autour d’elle, à lui en donner le tournis.

La main serrée sur son pendentif mystique, Macha ne songeait pas à trouver une issue mais à décider si elle devait venir en aide à ces gens qui faisaient front devant elle. Cette réflexion était dérisoire, la sorcière n’avait pas d’arme et d’ailleurs n’aurait pas su s’en servir, du moins pas aussi admirablement que les deux hommes aux cheveux blancs. Qui étaient-ils d’ailleurs ?

Dubhar suspendit ces pensées vaines. Il s’envola en coassant vers une fenêtre basse laissée intacte par le feu. Mais Macha n’avait pas la force de courir vers cette échappatoire, seule, sans savoir ce qu’il adviendrait des premières figures humaines auquel s’était accroché son regard sur cette terre inconnue et dangereuse.

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Nïïko
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MessagePosté le: 13 Juin 2008 à 15:55    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

L'homme aux cheveux blancs toujours en joue, le second s'approche et semble se mettre du côté de la jeune guerrière. Il a sur lui plus d'armes qu'il ne le laissait croire au premier abord. Nïïko sait bien que cela peut être un atout mais, ça peut également être une surcharge. D'après elle, mieux vaut deux bonnes armes dont on sait se servir plutôt qu'une multitude que l'on manie moyennement. Cependant, elle n'a jamais vu l'homme se battre et ne peut se permettre de porter un jugement sur sa façon de faire.
Cet homme semble connaître la langue et la guerrière boit ses paroles comme pour se les imprégner. Son langage sied mieux à la jeune femme qui se reproduit les mots dans sa tête. Il lui faudrait étudier quelques livres pour avoir le vocabulaire nécessaire pour tenir une conversation complète mais, ses projets d'étudier dans cette bibliothèque semblent bien troublés !
S'évadant dans ces pensées qui était tout de même importantes à ses yeux, Nïïko en avait détourné son attention de l'homme qui semblait être le plus jeune des deux. Et ce fut là une grossière erreur. En effet, cet homme au regard d'acier plointa une arme sur la guerrière. Elle sourit elle aussi. Elle n'a pas peur. Ce genre d'arme précisément lui est étranger mais elle en a déjà vu des semblables et elle sait qu'elle a les moyens de se défendre ! Elle l'a déjà fait ! Une nouvelle fois, les paroles de l'homme se veulent blessantes mais, il n'en est rien. Nïïko est habituée aux menaces et elle pense avoir assez d'expérience pour ne pas se laisser abattre par de simples paroles...
Elle voulut répliquer mais avec quels mots ?! Elle prit une profonde inspiration, fermant les yeux l'espace d'une seconde et quand elle les rouvrit, tout sembla clair... Les Dieux venaient de l'aider. Elle n'était pas surnomée la Celèste pour rien !! Elle avait dorénavant un vocabulaire suffisant pour la situation dans laquelle elle se trouvait... Son regard brun vogua de l'arme au regard de l'homme aux cheveux courts et elle lui lança alors :


- Je pense que vous ne savez pas à qui vous avez à faire !! Mais ... pour les présentations, on repassera ! Le moment n'est pas des plus appropriés ! Même si ... un homme dont le vocabulaire se limite à "bouffon/bouffone" ne doit pas être des plus intéressant !

Juste à son côté, Nïïko remarque que l'homme aux saïs est interpellé par quelque chose, il tourne la tête. Elle, elle ne peut toujours pas se le permettre ; d'autant plus maintenant qu'elle a une arme pointée sur les tempes... Mais l'attention de l'homme se reporte bien vite sur l'entrée de la grande cour. En effet, des gardes entrent et foncent droit sur les trois (ou quatre ?) personnes se trouvant là. Nïïko n'a le temps de se demander s'ils sont amis ou ennemis que celui qui semblait être de son côté tue l'un des hommes. L'autre s'adresse à elle avec un humour qui ne lui plut guère. Il n'était pas temps de rire mais plutôt temps de se battre ! Ce qu'il fit d'ailleurs mais d'une manière que Nïïko trouvait déloyale. Pour elle, un vrai combat se faisait à l'épée !! Mais au moins, cela leur permit de fuir. Fuir ? Chose impensable en temps normal pour la belle mais, les opposants étaient nombreux et elle était épuisée de son nouveau voyage à travers les mondes... Elle était attentive à tout ce qui l'entourait. Les paroles des policiers venaient jusqu'à ses oreilles. Pourquoi vouloir ne pas les tuer ?? C'était toujours ainsi que se terminait un combat ! Par la mort ! Cette réaction l'intrigua et elle marqua un temps de pause. C'est alors qu'une balle siffla juste à côté de son oreille. Elle se remit à courir en direction de la fenêtre ouverte. C'est alors qu'elle aperçu la jeune femme qui était là et qu'elle avait entendu sans la voir. Elle avait l'air perdue !

Enfin arrivée près de la fenêtre, Nïïko y grimpe la première. Les coups de feu retentissent toujours et ils sont encore dirigés vers les quattre personnes. Cette fois, la balle ne la loupe pas et vient se loger dans son bras gauche. Elle pousse un cri et un juron dans une langue inconnue qui sonne orientale. Elle se dépèche de pénétrer dans le batiment puis court se cacher derrière ce qui semble être une armoire. Il est loin d'être habituel pour elle se fuir mais, elle est désormais blessée et les choses ne vont certainement pas aller en s'améliorant...

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Macha
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MessagePosté le: 16 Juin 2008 à 17:19    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Les détonations ne cessaient pas autour de Macha. Indécise sur la conduite à adopter, elle suivit des yeux la femme aux longs cheveux. Lorsque celle-ci fut touchée par un des projectiles invisibles, la sorcière sursauta et, poussée par l’enseignement ancien qu’elle avait reçu et la présence significative de Dubhar près de l’issue, elle courut jusqu’à l’inconnue. Elle s’engouffra dans la fenêtre à sa suite sans savoir par quel miracle elle n’avait pas été blessée elle aussi.

Tout cela n’avait duré que quelques secondes. A l’intérieur, son appréhension du feu la reprit mais il lui fallait chercher la femme qui s’était éclipsée. Comment pourrait-elle la soigner ? Elle ne le savait pas car nulle part il n’y avait les ingrédients dont elle aurait besoin et la blessure n’était peut-être pas dans ses compétences, mais cette conjoncture lui a avait procuré un but. Elle était déterminée bien qu’ignorant comment accomplir sa tâche.

Les meubles qui occupaient la pièce ne ressemblaient pas à ce que la jeune femme avait pu voir jusqu’alors. La guerrière pouvait s’être cachée n’importe où dans l’ombre. Peut-être qu’effrayée, croyant qu’un ennemi la poursuivait, elle s’apprêtait à lui bondir dessus. D’une voix qu’elle voulait douce et amicale, Macha appela la femme à voix basse, essayant de la rassurer sur ses intentions. Sans s’en apercevoir, elle serrait les quatre pierres dans sa main aux veines palpitantes.

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Shad
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MessagePosté le: 17 Juin 2008 à 9:22    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

[Dites voir.... Une bonne idée serait de respecter l'ordre de post établi jusque là ! J'ai mis un moment à répondre car je ne savais plus trop où on en était ! Je récapitule : Niiko, Anikeï, Moi-même et Macha. ]


Wow, wow, wow. La situation s'est enflammée comme une trainée de poudre et tout à bien vite explosé, au propre comme au figuré. Shad doit le reconnaitre : le vieillard sait tenir le manche de sa lame et fait du bon boulot. Les corps des flics s'entassent, mais la situation a dérapé trés (trop ?) largement. Avec son style brouillon aux gestes trop amples et visiblement débutants, le jeune homme ne fait pas le point contre son aîné. Oui, il a un coup de poignet valable... Mais ça s'arrête là. Et l'épuisement le tiraille. Il a trop poussé, bien trop pour pouvoir tenir encore longtemps sur ses jambes. Deux fusions avec son fantôme, la bataille contre le catcheur au 45, la course poursuite sur l'autoroute et dans les rues..... Si il ne se repose pas un peu, tout cette histoire risque de mal finir. Pour lui, surtout.

La jolie rouquine et l'autre à la tenue débraillée ont filé à l'anglaise, comme la crème. Ca valait bien le coup que l'asiat' sortent le grand'jeu avec son épée et tout le tremblement si c'est pour s'éclipser quand les choses finissent par tourner au vinaigre, sans déconner. Le papy semble aussi préssé de s'arracher. BANDE DE LOPETTES ! Shad n'en peut plus. Il se tourne face à l'ancêtre, une lueur étincellante dans ses yeux cernés par la fatigue.


- Vous êtes quoi, vous trois ? Des lièvres ? LAVETTES ! On se les fait ! Je fuis pas devant les keufs, pigé, la relique ?

Il se retourne rapidement, faisant cracher le plomb à son revolver. Quatre balles filent ainsi dans la nuit dévorée par les flammes, fauchant plus où moins gravement les policiers au passage. Shad semble sourire dans la nuit. Le jeune homme n'y fait pas attention, mais sa cicatrice saigne à présent, signe qu'il a dépassé la limite de ses forces. Et qu'il va sûrement payer son arrogance.
C'est en effet aprés quelques instant qu'il ressent le contrecoup. Une douleur vive le foudroie, lui faisant mettre genoux à terre, tandis que les renforts foncent sur eux. Le papy va s'en occuper.... Shad, par orgeuil, lève le canon de son arme et appuie sur la gachette. Un claquement sonore, et rien d'autre. Son arme est un Six-Coups. Plus de balles dans le barrillet. L'occassion rêvée pour les deux flics qui avaient réussi à se faufiler pour lui sauter dessus, tentant de le maîtriser tandis que le vieux est occupé.

Shad se défends, tant bien que mal. Mais fatigué comme il l'est, il n'y a pas grand chose qu'il puisse faire. C'est alors qu'un sentiment qu'il avait presque oublié se rapelle à lui. Un sentiment que bien d'autres ont connu avant lui.... La faim.
Un son guttural, suivit d'un cri de suprise des policiers. Pusi avant qu'ils ne puissent réaliser ce qui arrive vraiment, un flot de sang jaillit de leurs jugulaires. Les deux se relèvent, se tenant la gorge durant quelques pas, avant de s'écrouler. Puis c'est Shad qui se relève à son tour. Sa bouche et la partie droit de son visage souillée par le sang. Ses yeux jusque là bleux ont virés au rouge écarlate. Ses canines sont prohéminentes. Il a tout d'un monstre avide de sang, à vrai dire.... Mais il fint par cracher un peu de ce liquide au sol, avant de reprendre son état normal, encore plus épuisé.

- Je.... Refuse....De boire...ça...

Et sans rien ajouter, il s'écroule à terre, son bras droit saignant généreusement...

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Nïïko
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MessagePosté le: 17 Juin 2008 à 17:43    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

[Je poste donc et nous reprenons l'ordre normal !! Moi, Anikeï, Shad, Macha !! Cligne Parce que là, on ne s'en sort plus !]

Les remarques prononcées par l'homme aux cheveux blancs parviennent aux oreilles de la guerrière dans sa course mais, elle n'en a que faire. Certes, la fuite n'est pas une bonne chose mais, elle sait se montrer raisonnable ! Fatiguée et blessée, ses chances sont des plus faibles. Elle ne compte pas laisser la vie ici alors que cela ne servirait à rien, alors qu'elle ne connait pas encore sa mission !

De toutes façons, maintenant qu'elle est à l'intérieur du batiment, elle ne fera plus marche arrière ; même si cet homme odieux a besoin d'aide, elle ne ressortira pas. Elle est là pour faire le bien, ça, elle en est certaine ! Et cet homme est loin d'en etre représentatif !

Cachée derrière son armoire, Nïïko observe son bras blessé. Il saigne et pas qu'un peu et la douleur la saisit. Elle sent ses nerfs se crisper et elle a de plus en plus de mal à bouger le bras. Il lui faut retirer la balle qui se situe là mais, elle ne pourra le faire seule. Elle entend alors des pas approcher dans la pièce. Elle ne sait si ce sont ceux des ennemis ou d'amis éventuels mais le stress la gagne et la douleur aidant, la jeune guerrière sent la rage s'emparer d'elle. Elle secoue la tête frénétiquement, elle ne le veut pas mais pourtant, la transformation est en train de s'oppérer...
Une sorte de halo discret entoure soudain la guerrière, dévoilant sa position dans la pièce. En l'espace de quelques secondes, ce n'est plus une femme rousse qui se terre derrière l'armoire mais, une magnifique tigresse aux zébrures parfaites... Lorsqu'elle entend qu'on l'appelle, elle tente de se dissimuler encore plus mais elle se sait repérer, elle n'a donc d'autre choix que de sortir de sa cachette... Ce qu'elle fait d'ailleurs mais bien sûr, pas de façon très amicale !

Avançant à patte de velour vers la voix, la tigresse sort les crocs.


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Elle se rend alors compte que la personne face à elle n'est autre que la jeune femme de l'extérieur. Elle n'a en rien l'air menaçante mais, Nïïko sait qu'il ne faut pas se fier aux apparences ! De plus qu'en tant que tigresse, elle ne contrôle pas vraiment ses faits et gestes. Elle tente de calmer sa rage mais, elle souffre toujours et cela n'arrange rien ! Le sang vient souiller le pelage de feu de l'animal, dégoulinant sur le sol... Elle grogne plus de douleur que pour impressioner la dame. Elle fait tout pour ne pas parraître menaçante mais c'est plus que difficile pour elle....

Elle entend les bruits au dehors, rien de rassurant pour les nouveaux "compères". Elle espère qu'une issue est possible dans ce bâtiment...

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Anikeï
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MessagePosté le: 17 Juin 2008 à 18:14    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Déplorable. Franchement. Ou alors, quelque part, je pourrais l'admirer. Mais ce garçon est plus suicidaire qu'orgueilleux. Se battre à deux contre trente ? Merci, mais bien que je soie sûr d'être béni du Destin, je n'ai pas vraiment envie de tenter ma chance. D'ailleurs, la guerrière s'éclipse elle-même par la fenêtre, suivie par l'inconnue arrivée dans un halo de lumière.
J'aimerais bien en faire autant dans l'immédiat. Les policiers furieux, nous voyant fuir par la fenêtre, tentent de nous encercler. Le gamin albinos s'effondre sur le sol, épuisé, sa cicatrice bleue laissant échapper du sang. L'espace d'un instant, je vois ses canines jaillir de sa bouche. Il se rue sur deux policiers, tranchant net leur jugulaire. Je n'ai pas le temps de m'horrifier ou de m'étonner du spectacle : j'ai fort à faire avec les policiers. Mon Epée tranche et coupe sans cesse, mais l'effort commence à se faire ressentir douloureusement dans mes épaules. Une autre balle m'effleure. Je jette un regard derrière moi et laisse échapper un juron. Un policier a pris place devant la fenêtre, un pistolet à la main, braqué sur mon front.
Je me baisse vivement. La détonation m'assourdit ; je profite de cette position pour saisir le gamin inconscient à bras-le-corps. Je n'ai pas l'habitude d'abandonner un courageux à son sort, aussi arrogant soit-il. Assurant ma prise, calant le gosse sur mon épaule, je rassemble mes forces. Je rengaine l'Epée, me contentant de garder ma dague et je fonce à mon tour vers la fenêtre. Le policier me barre la route ; je me plie en avant en prenant garde de ne pas culbuter sous le poids conjugué de l'Epée et du gosse, dont les pieds bottés balancés par l'élan achèvent leur course dans la poitrine du policier. L'homme s'effondre ; j'entends les gendarmes se ruer à ma suite. Une balle m'atteint cette fois dans l'épaule et je laisse échapper un cri de surprise.


- Allez crever dans les sept Enfers, bande de mécréants !

Je bondis vers la fenêtre au carreau cassé et m'effondre sur le sol avec le gamin. Je me relève à temps pour tirer un meuble devant la fenêtre et empêcher les policiers d'entrer, pour quelques minutes du moins.
L'obscurité est épaisse dans la pièce où j'ai atterrit. Au-dessus de ma tête, la chaleur et le ronflement de l'incendie. Un grognement me fait sursauter et j'aperçois alors un tigre, le pelage ensanglanté en un endroit, faisant face à la frêle jeune femme au halo ! C'est à ne plus rien y comprendre ! Où est passé la guerrière alors ? Nous a-t-elle faussé compagnie ?

*Ou alors est-elle elle aussi une métamorphe ?*

Je tire le gosse jusqu'à ce qu'il soit assis, pantelant, contre le mur, puis je me dirige vers la femme aux poings serrés et pose une main sur son épaule. Elle sursaute. Tout proches résonnent les cris des gendarmes qui attaquent déjà le meuble pour entre, faute de ne pouvoir utiliser la porte condamnée par le feu.


- Il faut s'enfuir d'ici ! je dis en espérant qu'elle me comprend, accompagnant mes paroles d'un geste. Il y a peut-être une issue de l'autre côté, vers la mairie !

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Shad
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MessagePosté le: 17 Juin 2008 à 19:59    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Le goût de l'hémoglobine finit vite par l'écoeurer, lui soulever le coeur à tel point qu'il s'éveilla de son demi coma juste à temps pour se tourner et vomir. Le sang... Il détestait ça. Mais comme tout à chacun, il en avait besoin pour survivre. Shad aurait voulu s'en passer, de cette dépendance. Mais pas de sang, pas de pouvoirs ni même de survie. Sa transformation en vampire qui se déclenchait dans ses périodes de soif le dégoûtait encore plus que tout.
Pourtant cette fois, ça l'avait sorti d'une sacrée panade.
Le garçon regarda à droite, puis à gauche, faisant le point sur sa situation. Il était à l'intérieur d'un batiment. Probablement une des annexes de la bibliothèque. Oui. D'ailleurs, l'un des fenêtres était barrée par une armoire jettée là grossièrement. Le vieux qui se dressait tout à côté devait en être l'auteur. Et c'est sûrement ce même ancêtre qui l'avait tiré d'affaire aprés qu'il ait bu à la gorge des flics. Shad se massa la nuque, grognant un juron. Il fit le tour de la pièce des yeux... Tombant sur le pelage d'un...


- Un tigre ? Un foutu matou ? Mais qu'est ce que ce truc fout là, bon dieu ?

On aura tout vu ! Shere Khan au beau milieu d'un bled paumé ! La bête semble enervée. Normal, vu le vacarme au dehors. Et.... Une de ses pattes saigne. Sûrement une balle perdue. Prudemment, Shad se lève du mur qui le soutenait et se redresse, se tenant à celui çi, les jambes encore un peu flageollantes. Le peu de sang qu'il a avalé ne suffira clairement pas. Bah, chaque problème en son temps. D'abord, le matou mal léché.
Doucement, en prenant mille précautions, le garçon s'en approche, fixant l'animal dans les yeux. Quel regard expressif possède cette bête ! Le tigre grogne, montre les crocs, mais ne fait rien. Le jeune homme au cheveux blancs finit par arriver près de sa gueule. Si près qu'en un coup, l'affaire peut-être réglée et hop ! Plus de Shad. Mais le grand fauve ne l'attaque pas. Pourquoi ? Shad ne saurait le dire. Avec prudence, il pose sa main sur le haut de crâne de la bête et caresse juste derrière les oreilles. La bestiole n'est pas sans aimer, apparement.


- J'ai été acrobate dans un cirque un peu aprés avoir taillé la route de l'orphelinat... Tu me rapelle un chaton que j'ai bien connu.

Il semble visiblement à l'aise. Même... Détendu, et moins sauvage qu'au premier abord. La présence du tigre lui a rapellé une période de sa vie qui l'a marqué dans le bon sens.
Mais tout à une fin. Soudain, l'armoire se met à bouger sous ce qui doit être les assauts de la police. Bientot, ils entreront. Shad se tourne vers l'ancêtre, ses yeux semblant étinceller de nouveau d'une couleur rubis.


- Hey, le vieux ! Tiens le passage une minute ! Toi, là... La Cosette du pauvre ! Ouais toi, avec ton corbeau ! Aide le ! Allez, bouge toi !

Shad avait tourné la tête vers la débraillée. Encore une allumée, avait il pensé. Bah, il s'en foutait. Il voulait du temps pour extraire la balle de l'animal. Et ouais, c'était dans ses cordes. En fait, il connaissait bien ce genre de blessures. Et là, la balle avait été arrêtée par les tissus musculaires, mais était à deux doigts de sortir du membre. L'extraire serait simple... Même si le chaton n'allait pas aimer.
Pour calmer l'animal, il caressa le derrière des oreilles avec douceur, tandis que son bras à la cicatrice approchait la patte dans des gestes lents et mesurés.


- Reste calme, ma belle... T'es une nana, toi.... Hein ? T'as peut-être même des p'tits... T'en fais pas, je vais pas te laisser clamser ici. Mais pardon... Ca va piquer un peu.

Une détonation comme un pétard assez gros qui explose dans la pièce, suivi d'un rugissement féroce et du bruit de l'acier qui touche le marbre du sol. Shad a produit une trés légère explosion grâce à ses derniers pouvoirs, ce qui a propulsé la balle hors de la peau. C'est propre et net, mais le tigre à dû le sentir passer. Mais Shad n'est plus concentré sur son patient de fortune. Car derrière Macha et Anikeï, le bois pourtant solide de l'armoire commence à céder sous les assauts...

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Macha
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MessagePosté le: 18 Juin 2008 à 9:19    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Un énorme félin au pelage dessiné faisait face à a sorcière. Jamais elle n’avait vu de bête pareille. L’animal semblait souffrir et sa patte saignait, mais ses crocs acérés paraissaient de mauvais augure pour Macha. Une pensée fugace mais incisive cisailla sa frayeur : Anwn. Le nom du cercle terrible s’évanouit comme les deux hommes aux cheveux de vieillards la rejoignaient avec grand fracas.

L’un d’eux, dans son dos, lui mit la main sur l’épaule et ce contact lui parut insensé, insupportable. Les derniers hommes l’ayant touchée n’avaient témoigné que de violence envers elle et la longue traversé des cercles lui avait fait oublier la douceur d’une peau contre la sienne. Elle dissimula sa rage soudaine avec effort et se tourna vers l’homme.


- Il faut s'enfuir d'ici ! Il y a peut-être une issue de l'autre côté, vers la mairie !

La magicienne hocha la tête bien qu’elle ne sache pas à quoi pouvait bien ressembler la mairie.

Celui qui semblait être le plus jeune avait l’air épuisé, mais face à la bête, il eut comme un regain d’énergie. Macha remarqua qu’il l’avait appelée tigre.


- Hey, le vieux ! Tiens le passage une minute ! Toi, là... La Cosette du pauvre ! Ouais toi, avec ton corbeau ! Aide le ! Allez, bouge toi !

La sorcière ne comprit pas précisément ce que signifiait Cosette, cependant le ton du jeune homme ne lui plut pas. Les injures du passé revinrent à son souvenir comme autant de vives brulures, elle avait subit tant d’épreuves et de brutalité… Anwn s’imposa de nouveau dans son esprit, comme une empreinte tenace cette fois. Elle jeta un regard vers le plafond avec détresse mais ne vit pas Dubhar. Comment l’homme avait-il su pour le corbeau ? Ils n’avaient été côte à côte que quelques secondes pendant que les trois combattants étaient tournés vers leurs opposants… Dubhar n’était pas en vue et cela renforça son désarroi.

Elle se détourna du tigre et du jeune homme. Tant bien que mal, elle essaya de maîtriser sa colère, incapable même de répliquer. Sans comprendre pourquoi, elle pressentait qu’une seule de ses paroles à cet instant serait une parole porteuse de mort, bien au-delà de la simple répartie.

La jeune femme s’était rapprochée de l'homme qui lui avait touché l'épaule, non sans appréhension, quand l’armoire céda sous yeux. La peur et l’ire l’envahirent complètement, son épuisement aidant. Dans un geste de protection elle mit ses mains devant son visage. En criant sans le vouloir, elle ressentit profondément la magie exaltée dans ce cri d’alarme. L’homme qui venait en premier, menaçant, s’écroula devant elle dans un râle. Une fine coupure noircissait de sang sur son front, aucunement responsable de sa chute. Il s’était simplement pris les pieds dans les restes de l’armoire. Sans plus réfléchir, Macha saisit un gros éclat de bois. En tremblant, elle le brandit au-dessus de l’homme pour en transpercer sa poitrine mais, plus rapide, le gris corbeau surgit d’une hauteur, fondit sur l’homme et lui creva les yeux sans atermoiement.

La puissance d’Anwn avait abandonné Macha en même temps que sa colère. Elle recula vivement et se tourna vers les autres dont elle s'était éloignée. Des craquements inquiétants venus du plafond l'alertèrent à peine avant que le plafond ne s'écroule, rongé par les flammes, la séparant définitivement du reste du groupe.


[HRP] Ma participation à ce RP s'arrête ici, pour cause d'absence. A bientôt ! [/HRP]

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Nïïko
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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 23:02    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

[hrp : Shad ... tu fais jouer mon perso dans ton post, tu ne devrais pas ! Tu ne sais pas comment le tigre va réagir, surtout que je ne me contrôle pas sous cette forme ! Du coup, je suis obligée de faire à ta convenance !]

Toujours légèrement agressive, la tigresse tente de faire comprendre qu'elle souffre mais bien peu semblent comprendre qui elle est. Elle observe en silence, seul un grognement lui échappe de temps à autre. Les deux hommes baricadent l'entrée par laquelle ils ont pénétré dans le batiment et celui qui semble le plus vieux des deux s'approche de la jeune femme au corbeau. Bien que tigresse, Nïïko comprend les paroles qu'il prononce et elle n'est pas d'accord du tout pour la fuite. Non seulement, elle ne peut courrir dans cet état mais en plus, elle a besoin de la bibliothèque ! Si elle a décidé de s'arrêter ici, ce n'est pas par hasard ! Elle a besoin de faire des recherches ! Elle veut savoir dans quel monde elle est tombée, elle veut savoir si sa mission se trouve ici ou non ! Elle grogne plus fort pour faire comprendre son désaccord mais, celui-ci est plus effrayant qu'autre chose !...

Quand c'est l'autre homme qui se relève, il tient tête au tigre et ne lache pas son regard. Ne sait-il pas que ne pas détourner le regard face à un fauve est une marque d'agression ?! Ne sait-il pas que cela est pire que la demande d'un combat à mort ?! Nïïko, au fond d'elle essaye de se contenir mais l'homme ne comprend pas et elle se montre finalement plus que menaçante, dévoilant des crocs proéminants... Lorsque la tête de l'homme est tout prêt de la gueule de la tigresse celle-ci grogne fortement, voulant le sommer de reculer mais celui-ci n'en fait rien et par un heureux miracle, il réussit à poser sa main sur la tête de l'animal, le carressant. Elle ne dit plus rien mais, ses crocs restent tout de même sortis, elle reste menaçante malgré le fait qu'elle apprécie la caresse...
Par la suite, tout alla très vite. Alertée par les bruits derrière l'armoire, Nïïko redresse la tête, les oreilles et les poils par la même occasion mais l'homme ne s'écarte pas d'elle, elle ne peut donc se mettre en position d'attaque. Il se remet à la caresser et à lui parler d'une voix tendre. Elle comprend bien sûr le sens de ses paroles et elle penche doucement la tête sur le côté lorsqu'il évoque les petits. Elle voulu lui faire comprendre que non mais, elle n'eut le temps de trouver un moyen que l'homme aux cheveux blancs retirrait la balle de la patte de l'animal, la faisant hurler. Elle tourna alors la tête vers lui et le regarda méchament tout en grogant encore, d'abord pour lui dire qu'il lui avait fait mal puis, voyant la balle au sol, elle releva la tête vers lui et la baissa légèrement en signe de remerciement.

Elle n'eut le temps d'en faire plus que l'armoire et le plafond cédèrent. Elle poussa un grognement sonnore et se mit à courir en direction de la bibliothèque. Elle n'avait pas oublié ce pourquoi elle était là et elle n'avait pas réellement de crainte du feu. Elle se demandait si les autres la suivrait. Elle jeta un regard en arrière et vit que la jeune femme avait disparu. Elle attendit un instant, cherchant du regard les deux hommes aux cheveux couleur neige...

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MessagePosté le: 26 Juin 2008 à 14:56    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Ben voyons. Après s'être targué d'être un guerrier, le gavroche joue les Barbie vétérinaire. Y'a pas à dire, ce n'est pas vraiment le moment. Surtout que l'armoire cède allègrement dans une volée d'éclats de bois, laissant apparaître un gendarme furieux. Il n'a pas le temps d'ajuster son tir que l'étrange femme, serrant un caillou dans sa main, fait apparaître sur son front une blessure mortelle. Ouais, dit comme ça, je n'y crois pas, mais c'est pourtant l'impression que j'ai du déroulement des choses. D'ailleurs, elle a l'air si effrayée qu'elle se recule. A ce moment, la chaleur du brasier devient alarmante. Le toit s'effondre en partie, coupant la femme du reste du groupe et l'élan suicidaire du tigre dans cette direction. Je me demande si cette femme - car je suis sûre que c'est la guerrière - est vraiment consciente du danger.
Heureusement pour nous à vrai dire, la fenêtre est trop étroite pour que plus d'un gendarme passe à la fois, ce qui me laisse le loisir de les accueillir à coups d'épée.
Les gendarmes, qui semblent commencer à réfléchir, s'attaquent au chambranle, nous laissant un peu de répis. J'en profite pour attraper le morveux au cou et le soulever de terre, l'épée encore en main.


- Ecoute-moi bien, toi ! Tu ranges ton arrogance puérile dans ta poche avec ton mouchoir dessus, OK ? Sinon je n'attendrai pas que tu te refasses une santé pour t'apprendre les bonnes manières. Et puis, à quoi sert de parler si les actes ne sont pas là ? A part ta pétoire à six coups, je n'ai pas vu grand'chose...

Je le remets par terre sans douceur. C'est à ce moment que l'autre partie du toit s'effondre dans un craquement et un vomissement de flammes, nous coupant l'issue vers la mairie. Je me retourne vers la tigresse, qui me rend mon regard. Je jette un coup d'oeil vers le morveux, qui après son tour de passe-passe, ne semble pas vraiment en forme. Bon, ça c'est autre chose.

- Je crois qu'on va changer d'itinéraire... A toi l'honneur, boule de poils...

J'espère qu'elle va nous montrer un chemin pas trop risqué dans la fournaise. Je muterai bien, mais face à ce gosse, je préfère retarder le moment. En attendant, je coupe ce qui a le malheur de sortir de la fenêtre, transpirant à grosses gouttes, cernés qu'on est par la fournaise, guettant la tigresse du coin de l'oeil pour la suivre vers le salut...ou l'enfer.

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gwydion
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MessagePosté le: 30 Juin 2008 à 16:19    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Ben, je crois, vu la qualité de vos rps à tous que vous n'avez pas besoin d'attendre les 2 pages pour être validés...

Je vous déplace au bâtiment administratif Cligne

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Nïïko
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MessagePosté le: 27 Juil 2008 à 20:31    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

[hrp : Merci Gwydion !! ^^ ]

Alors que la tigresse avait commencé à avancer vers la bibliothèque d'où semblait provenir le feu, elle avait quand même lancé un regard en arrière afin de voir si les autres la suivaient ou non. Si ce n'était pas le cas, cela ne l'aurait pas dérangé plus que ça, elle n'était pas habituée à être en groupe. C'est cependant à ce moment précis que son regard jaune croisa celui d'un des deux hommes aux cheveux blancs. Un sourire intérieur et invisible pour les autres fit son apparition chez Nïïko. Son instinct bien sûr lui avait évité de se faire écraser sous ce plafond qui venait de s'éfondrer ! Elle espérait que ce même instinct ne la trompe pas pour le reste de chemin qu'il restait à parcourir. Visiblement, l'homme à la voix douce et pas agressive en espérait autant.

C'est lentement et à pas feutrés qu'elle avance au milieu de débris. Des bibliothèques qui se tenaient là, il ne restait pas grand chose. Elle espérait alors que l'objet de sa mission ne se trouvait pas là. Mais, si ça avait été le cas, elle l'aurait ressentit ! Elle continua son parcours. Il y avait ça et là, des flammèches mais pas de grand brasier. Visiblement, cette partie avait déjà été touchée et avait bien souffert mais le tourment semblait être passé.
De temps à autres, la féline regardait derrière elle pour s'assurer que les autres suivaient. Elle fut soudain surprise de ne plus voir l'homme méprisant, celui qui l'avait tout de même soigné. Elle s'arrêta alors et fit face à l'autre homme. Elle regardait tout autour de lui, comme pour lui faire comprendre qu'il manquait quelque chose. N'étant pas dotée de la parole, elle n'avait que les gestes pour se faire comprendre. Elle émit un petit grognement qui n'avait rien d'agressif pour signifier davantage la disparition. Bien que cet homme ait été hostile, Nïïko n'aimait pas voir des personnes à prioris innocentes disparaître ou pire ... mourrir !...
Elle attendait, le coeur empli d'espoir, que l'autre homme réagisse ...

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